Gagner sa vie

En ce temps de confinement, nous nous sommes retirés du monde dans lequel nous évoluions, aveuglés par notre devoir de faire, agir, être… Tout s’est arrêté et nos repères ont été décentrés. Nous avons tout à coup découvert que nous avions un « chez nous » qui était bien différent. 

Ce « chez nous » c’est ce qui vibre à l’intérieur de nous, notre identité. Quelle joie de découvrir que lorsque nous ne portons pas de masque, la personne qui nous regarde dans la glace est plutôt agréable ! Et cette personne, c’est nous !! Étrange, non ? 

Changement de rythme

Puis le temps a passé, les jours se sont suivis et nous avons par la force des choses modifié nos habitudes. Se lever le matin dès que le réveil sonne, avaler le petit déjeuner sur le pouce, prendre une douche, sauter dans les vêtements préparés la veille, en accord avec la mode plus qu’avec la météo… Tout cela est devenu inutile. Alors, se lever lorsque notre sommeil est suffisant pour laisser notre corps s’étirer. Prendre le temps d’un petit déjeuner en regardant par la fenêtre ce qu’il se passe dehors, et commencer à planifier notre journée en se demandant ce qui nous ferait plaisir de faire et non plus ce que nous devons faire. Quelle différence ! 

Et voilà que le déconfinement pointe son nez. Nous allons reprendre le rythme endiablé, nous lever malgré la fatigue encore présente, manger sur le pouce… tout cela parce que nous devons « gagner notre vie ». 

Pourtant, lorsque nous avons poussé notre premier cri, pris notre première tétée et avons été bercé, choyé… nous avons gagné notre vie ! Notre droit à vivre. Que s’est-il passé entre temps ! A quel moment avons-nous perdu ce droit ? Pourquoi et qui en a décidé ainsi ?  

Avoir ou ressentir ?

En astrologie, la maison qui gère cet aspect de notre thème est la maison II. C’est la maison qui conjugue le verbe Avoir. Elle représente la manière dont nous allons gagner de l’argent pour acquérir des biens, de la nourriture, des plaisirs… Elle correspond au signe du Taureau. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. À une époque, la nourriture ne s’achetait pas, elle se chassait, se cueillait, puis se cultivait. Les plaisirs n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, plus réels, palpables, et souvent plus simples. Les biens pour notre subsistance se résumaient à avoir un toit sur notre tête pour assurer notre sécurité et vivre en harmonie avec ceux qui nous entouraient. 

Alors, je vous pose ici cette question : quels sont les biens dont nous avons besoin dans cette vie ? Ne confondons-nous pas nos besoins et nos envies ? 

La tentatrice sur notre thème est notre Lune. Elle gère notamment notre inconscient et notre émotionnel. Lorsque nous perdons le contrôle, elle nous invite alors à travestir ce que nous ressentons en quelque chose de plus palpable dans une vie de matière. La Lune est le deuxième maître du signe du Taureau, et lorsque nos émotions sont exacerbées, elle se décharge sur la petite Vénus qui se propose alors d’acquérir des « avoirs » pour atténuer la petite Lune toute chiffonnée.  

Le diabète nous guette !

Nous nous tournons alors vers les magasins, et remplissons nos maisons de tout un fatras de choses inutiles mais ô combien apaisantes lorsque nous en avons fait l’acquisition. Le diabète nous guette, tant dans notre corps que dans nos réflexes mentaux : plus nous achetons, plus nous avons besoin d’acheter. C’est sans fin. Nous devenons prisonniers de nos pulsions et n’avons même pas le temps de nous y pencher. 

Ce temps de confinement nous aura permis de réfléchir à tout ce qui encombre notre espace de vie, mais aussi à réfréner nos achats : magasins fermés, revenus en berne… Sommes-nous plus malheureux ? 

Retrouvons nos rêves d’enfant

Alors durant ces semaines où vous êtes restés confinés, que vous avez eu le temps de vous intérioriser, peut-être avez-vous compris qu’au fond de vous une petite Vénus vous interrogeait : « Je sais que je peux t’apporter la douceur du moment présent, la joie de vivre, les capacités à explorer tes cinq sens, retrouver le goût d’une bonne nourriture, le bonheur partagé, l’observation de la nature en prenant conscience que tu en fais partie. Mais tout cela je peux te l’apporter si tu m’en laisses le temps ! Et lorsque je cours de rayon en rayon de supermarché, que je compare les offres pour trouver la meilleure affaire, que je calcule le rendement d’un placement… eh bien je n’ai pas le temps de te procurer ce bonheur de chaque instant. Je ne suis qu’une petite Vénus, une toute petite planète. S’il te plait, écoute ton cœur et entends mon appel. » 

Ce 13 mai 2020, Vénus va commencer sa rétrogradation dans le signe du Gémeaux. Un signe joyeux, de communication, d’enfance et adolescence qui ne demande qu’à s’exprimer. Vénus vous propose de vous retourner vers ces temps trop vite passés où vous aviez des rêves de liberté, où dans vos projections il n’était pas question de gagner votre vie puisque vous étiez vivant, mais du plaisir de chaque instant. Il est temps de retrouver ces rêves, de les alimenter, de leur donner corps, de leur donner vie. 

L’essentiel n’est pas toujours là où l’on nous l’a indiqué. Il nous appartient et nous seuls pouvons le désigner. Et si quelqu’un vous dit que c’est impossible, n’oubliez pas qu’il vous parle de ses propres limites et non des vôtres. 

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